Dans notre société, il est presque plus acceptable d’être triste que d’être profondément joyeux.
Face à une personne triste, nous savons quoi faire.
Nous compatissons. Nous comprenons. Nous validons.
Devant une personne joyeuse ?
Les réactions sont parfois tout autres :
“Elle en fait trop.”
“Elle se la raconte.”
“Elle ne voit pas que le monde va mal ?”
Et si la joie était devenue suspecte ?
L’image du fruit pourri… et si on l’inversait ?
On dit qu’un fruit pourri contamine les autres.
Et si la joie fonctionnait de la même manière ?
Une personne joyeuse peut transformer l’atmosphère d’une pièce.
Un éclat de rire peut alléger une tension collective.
Un sourire sincère peut ouvrir des cœurs fermés.
La joie est contagieuse.
Et peut-être que c’est justement ce qui dérange.
La joie comme acte de résistance
Être joyeux ne veut pas dire être naïf.
Ni ignorer la souffrance du monde.
Être joyeux ne veut pas dire refouler ses émotions.
Au contraire.
C’est parfois savoir exactement ce qui se passe autour de nous — les crises, les injustices, les incertitudes — et décider malgré tout de ne pas laisser cela nous voler notre lumière intérieure.
La joie peut être une forme de résilience.
Un ancrage.
Un choix conscient.
Le yoga du rire : choisir de rire, même quand tout ne va pas
Le Yoga du rire repose sur un principe simple et puissant :
le corps ne fait pas la différence entre un rire simulé et un rire spontané.
En pratiquant des exercices de rire en groupe, combinés à la respiration et au mouvement, on active naturellement :
- la production d’endorphines
- la diminution du stress
- la détente musculaire
- une sensation d’ouverture et de légèreté
Ce n’est pas nier ses émotions.
Ce n’est pas fuir ses difficultés.
C’est décider, pendant une heure, de mettre le mental en pause.
D’explorer ce que le rire provoque dans le corps.
De ressentir.
“Tu pratiques le yoga du rire, donc tu refoules tes émotions”
Cette remarque revient souvent.
Mais pratiquer le yoga du rire, ce n’est pas éviter la tristesse.
C’est créer un espace différent.
Nous pouvons pleurer le matin et rire l’après-midi.
être lucides et joyeux.
Traverser des épreuves et cultiver la lumière.
Le rire ne supprime pas les autres émotions.
Il élargit notre capacité à les accueillir. Il permet une prise de recul.
Activer son sourire intérieur
Il existe en chacun de nous un espace intact.
Un endroit qui ne peut pas être abîmé par les circonstances extérieures.
Le yoga du rire permet de reconnecter à cet espace.
D’activer ce “sourire intérieur” comme un bouclier doux, pas comme une armure rigide.
Ce n’est pas un déni.
C’est une pratique.
Une pratique qui nous rappelle que notre joie ne peut pas nous être retirée sans notre consentement.
Et si la joie était un courage ?
Et si être joyeux était un acte profondément courageux ?
Et si contaminer le monde avec du rire était une contribution ?
Et si nous arrêtions de suspecter la lumière ?
La prochaine fois que vous croiserez une personne profondément joyeuse, posez-vous cette question :
et si elle avait simplement choisi de cultiver sa résilience ?
Et si vous faisiez pareil, ne serait-ce qu’une heure ?

