Je souris toute la journée… mais personne ne voit que je vais mal

Pourquoi tant de personnes s’épuisent en silence… et comment retrouver peu à peu le chemin de soi


« Ça va. »

C’est probablement le plus grand mensonge que nous racontons.

Pas forcément aux autres.

À nous-mêmes.

« Ça va. »

Alors que nous dormons mal.

Alors que nous sommes constamment fatigués.

Alors que nous n’avons plus envie de rien.

Alors que nous avons l’impression d’avancer avec un sac à dos rempli de pierres.

Pourtant, nous continuons.

Nous allons travailler.

Nous répondons aux messages.

Nous faisons les courses.

Nous nous occupons de nos enfants.

Nous sourions.

Et personne ne remarque rien.

Parce que nous sommes devenus incroyablement doués pour cacher notre fatigue.


Nous avons appris à être forts…

Depuis l’enfance, beaucoup d’entre nous ont reçu le même message.

« Ne pleure pas. »

« Sois courageux. »

« Ça va passer. »

« Tu es fort. »

Petit à petit, nous avons compris qu’il valait mieux cacher ce que nous ressentions.

Alors nous avons appris à sourire.

À rassurer.

À continuer.

Même lorsque quelque chose, à l’intérieur, demandait simplement qu’on s’arrête quelques instants.

Le problème, c’est que nos émotions ne disparaissent pas parce que nous les ignorons.

Elles attendent.

Puis elles reviennent.

Souvent plus fort.


L’épuisement n’arrive presque jamais du jour au lendemain

On imagine parfois le burn-out comme un effondrement brutal.

En réalité, il ressemble davantage à une fuite d’eau.

Une goutte.

Puis une autre.

Chaque jour, vous donnez un peu de votre énergie.

À votre travail.

À vos proches.

À vos enfants.

À vos collègues.

À vos parents.

À vos responsabilités.

Et vous vous dites :

« Je récupérerai plus tard. »

Le problème, c’est que ce « plus tard » n’arrive jamais.

Alors le réservoir se vide.

Très lentement.

Jusqu’au jour où il ne reste presque plus rien.


Le plus difficile n’est pas d’être fatigué

Le plus difficile, c’est de ne plus savoir qui l’on est.

Lorsque nous sommes épuisés émotionnellement, quelque chose change.

Nous rions moins.

Nous nous émerveillons moins.

Nous devenons impatients.

Nous avons parfois l’impression d’être devenus une version plus dure de nous-mêmes.

Et cela fait mal.

Parce qu’au fond, nous savons que ce n’est pas vraiment nous.

C’est simplement une personne qui n’a plus assez d’énergie pour être elle-même.


Ce que j’ai appris en accompagnant des personnes

Avant d’animer des séances de yoga du rire, j’ai travaillé plusieurs années comme infirmier scolaire.

J’ai rencontré des adolescents en difficulté.

Des enseignants à bout de souffle.

Des parents inquiets.

Puis, en proposant des ateliers de yoga du rire, j’ai découvert une chose qui m’a profondément marqué.

Les personnes qui semblaient les plus solides étaient parfois celles qui souffraient le plus.

Parce qu’elles avaient appris à ne jamais déranger.

À toujours tenir.

À toujours aider.

À toujours être disponibles.

Elles avaient oublié qu’elles avaient, elles aussi, besoin d’être soutenues.


Pourquoi le rire peut-il faire autant de bien ?

Lorsque je parle de yoga du rire, certaines personnes me répondent :

« Je n’ai pas envie de rire. »

Et je les comprends.

Parce que lorsque nous sommes épuisés, rire paraît presque impossible.

Pourtant, il se passe quelque chose d’étonnant pendant une séance.

Au début, les rires sont parfois timides.

Un peu gênés.

Puis quelqu’un ose.

Un autre suit.

Progressivement, les visages changent.

Les épaules descendent.

Les respirations deviennent plus profondes.

Les regards s’adoucissent.

Et soudain…

Un vrai rire surgit.

Pas un rire forcé.

Un rire libérateur.

Comme si le corps disait enfin :

« Merci… j’en avais besoin. »


Nous avons oublié que jouer est un besoin

Quand avez-vous joué pour la dernière fois ?

Pas avec un objectif.

Pas pour gagner.

Simplement pour le plaisir.

Les enfants jouent sans se demander si cela est utile.

Les adultes, eux, veulent rentabiliser chaque minute.

Nous transformons même nos loisirs en performance.

Le sport devient un défi.

Les vacances deviennent un programme.

La lecture devient un objectif.

Nous oublions que certaines choses n’ont pas besoin d’être productives pour être essentielles.

Le rire fait partie de celles-là.


Les émotions sont contagieuses… heureusement

Il suffit qu’une personne bâille pour que toute une pièce fasse de même.

Le rire fonctionne un peu de la même manière.

Les neurosciences parlent notamment des neurones miroirs, ces mécanismes qui participent à notre capacité à nous synchroniser avec les émotions et les comportements des autres.

C’est sans doute pour cela qu’il est si difficile de rester sérieux lorsqu’un groupe éclate de rire.

Et c’est aussi ce qui rend les séances de yoga du rire si particulières.

Nous ne rions pas seulement parce qu’un exercice est amusant.

Nous rions parce que nous nous autorisons mutuellement à relâcher la pression.


Une phrase qui revient souvent après une séance

À la fin de presque chaque atelier, quelqu’un me dit :

« Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas senti aussi léger. »

Cette phrase me touche toujours.

Parce qu’elle ne parle pas seulement du rire.

Elle parle de permission.

Pendant une heure, ces personnes se sont autorisées à ne plus être performantes.

À ne plus devoir répondre aux attentes.

À ne plus porter leurs responsabilités.

Elles ont simplement respiré.

Joué.

Rié.

Et parfois pleuré.

Car oui…

Il arrive que certaines personnes pleurent après avoir beaucoup ri.

Non pas parce qu’elles vont plus mal.

Mais parce que les émotions trouvent enfin un espace pour sortir.


Vous n’avez pas besoin d’attendre d’aller mal

Nous avons souvent le réflexe de consulter un professionnel lorsque tout s’effondre.

Pourtant, prendre soin de sa santé mentale ressemble beaucoup à prendre soin de sa santé physique.

Nous ne nous brossons pas les dents uniquement lorsqu’une dent tombe.

Nous entretenons notre corps avant qu’il ne soit trop tard.

Pourquoi agirions-nous autrement avec notre équilibre émotionnel ?

Le yoga du rire n’est pas une solution miracle.

Il ne remplace pas un accompagnement médical ou psychologique lorsque celui-ci est nécessaire.

En revanche, il peut devenir un formidable espace de prévention.

Une respiration.

Une pause.

Un rendez-vous avec soi-même.


Si vous portez tout depuis trop longtemps…

Peut-être avez-vous pris l’habitude d’être celui ou celle sur qui tout le monde peut compter.

C’est une belle qualité.

Mais laissez-moi vous poser une question.

Qui prend soin de vous ?

À qui pouvez-vous dire que vous êtes fatigué ?

Qui vous écoute sans chercher immédiatement à résoudre vos problèmes ?

Nous avons tous besoin de ces personnes.

Et lorsque nous ne les avons pas, il devient encore plus important de créer des espaces où nous pouvons souffler.


Le plus beau compliment que l’on puisse me faire

À la fin d’une séance, certaines personnes me remercient pour les exercices.

D’autres pour les rires.

Pourtant, le compliment qui me touche le plus est toujours le même.

« Je me suis senti accueilli. »

Pas jugé.

Pas comparé.

Simplement accueilli.

Je crois que c’est cela qui manque à beaucoup d’entre nous.

Des endroits où l’on peut enlever son masque.

Pendant une heure.

Sans avoir besoin de prouver quoi que ce soit.


Nous ne sommes pas faits pour porter la vie seuls

Je repense souvent aux journées de Free Hugs.

Au départ, les gens hésitent.

Ils sourient timidement.

Puis ils viennent.

Après un simple câlin, certains racontent leur histoire.

Comme s’ils attendaient depuis longtemps qu’une personne leur demande sincèrement :

« Comment allez-vous ? »

Cette expérience m’a confirmé une conviction profonde.

Le contraire de l’épuisement n’est pas uniquement le repos.

C’est aussi le lien.

Le sentiment de ne plus être seul avec ce que l’on traverse.


Et si prendre soin de soi devenait un acte de courage ?

Pendant longtemps, j’ai cru qu’être fort signifiait continuer coûte que coûte.

Aujourd’hui, je pense exactement l’inverse.

Le véritable courage consiste parfois à reconnaître que nous avons besoin de souffler.

À demander de l’aide.

À rire sans avoir peur du regard des autres.

À prendre une heure pour soi, même lorsque notre agenda nous dit que nous n’avons pas le temps.

Parce qu’en réalité, lorsque nous allons mieux, tout le reste en bénéficie.

Nos proches.

Nos collègues.

Nos enfants.

Notre travail.

Et nous-mêmes.


Et si vous retiriez votre masque… juste une heure ?

Nous passons tellement de temps à essayer d’être la bonne personne pour tout le monde.

Le bon collègue.

Le bon parent.

Le bon conjoint.

Le bon ami.

Mais quand prenons-nous le temps d’être simplement nous-mêmes ?

C’est précisément ce que je cherche à offrir à travers mes séances de yoga du rire.

Non pas une heure où il faut rire parfaitement.

Mais une heure où l’on peut respirer, jouer, retrouver de la légèreté et se rappeler que nous sommes des êtres humains avant d’être des rôles.

Parce qu’au fond, personne n’a besoin d’être parfait pour mériter de sourire.


Envie d’offrir cette parenthèse à votre équipe ou à votre structure ?

J’interviens dans les Hauts-de-France auprès des entreprises, collectivités, associations, écoles, EHPAD et structures de santé pour proposer des séances de yoga du rire favorisant la réduction du stress, la cohésion, la santé mentale et le bien-être.

Et si, cette fois, vous preniez soin des personnes avant qu’elles ne s’épuisent ?

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