J’ai pratiqué le yoga du rire avant de passer au bloc opératoire : une expérience qui a tout changé
Lorsque l’on s’apprête à vivre une intervention chirurgicale, il est tout à fait normal de ressentir du stress, de l’inquiétude ou de l’appréhension. Même lorsque l’on dispose d’outils pour mieux gérer ses émotions, certaines situations viennent naturellement réveiller nos peurs.
C’est exactement ce que j’ai vécu récemment avant de passer au bloc opératoire.
Pourtant, cette expérience m’a permis de mesurer une nouvelle fois la puissance du yoga du rire, de la respiration consciente et de la sécurité émotionnelle dans le parcours de soin.
Préparer son corps et son esprit avant l’opération
La veille de l’intervention ainsi que le matin même, j’ai choisi de prendre soin de mon système nerveux grâce à plusieurs séances de respiration et de breathwork.
Mon intention n’était pas de devenir parfaitement calme ni d’effacer complètement la peur.
Au contraire, je souhaitais simplement accompagner ce que je ressentais et envoyer un message rassurant à mon corps :
« Tu es en sécurité. Tu peux te détendre. »
En effet, lorsque nous sommes confrontés à une situation perçue comme stressante, notre organisme active naturellement ses mécanismes de protection. La respiration profonde permet alors de ralentir ce processus et d’apporter davantage de calme intérieur.
Peu à peu, j’ai senti mon corps se relâcher.
Mon esprit était toujours conscient de l’intervention à venir, mais il n’était plus envahi par l’anxiété.
Un simple éclat de rire peut changer l’ambiance
À mon arrivée dans le service hospitalier, un détail a immédiatement attiré mon attention.
J’ai entendu l’équipe de nuit rire ensemble.
Cela peut sembler anodin et pourtant, ce moment a eu un impact considérable sur mon état intérieur.
À travers ces rires, j’ai perçu de la complicité, de la vie et de l’humanité.
Instantanément, quelque chose s’est apaisé en moi.
D’ailleurs, cette expérience m’a rappelé à quel point l’ambiance émotionnelle joue un rôle essentiel dans le vécu des patients. Lorsque l’on se sent entouré par des professionnels présents, humains et bienveillants, le corps relâche plus facilement ses tensions.
Le système nerveux capte ces signaux de sécurité bien avant que nous en ayons pleinement conscience.
Du yoga du rire… dans ma chambre d’hôpital
Quelques instants avant de partir au bloc opératoire, une évidence s’est imposée à moi.
Pourquoi ne pas pratiquer le yoga du rire ?
J’ai donc improvisé une courte séance dans ma chambre.
Oui, à l’hôpital.
J’ai commencé par respirer profondément.
Ensuite, j’ai laissé venir le rire.
Puis j’ai remis du mouvement dans mon corps.
Progressivement, j’ai senti l’énergie circuler différemment.
Bien sûr, mes émotions étaient toujours présentes. Cependant, elles ne prenaient plus toute la place.
Je me sentais plus ancrée, plus vivante et surtout davantage connectée à mes ressources intérieures.
C’est là toute la richesse du yoga du rire.
Contrairement à certaines idées reçues, cette pratique ne consiste pas à nier les émotions difficiles ni à faire semblant que tout va bien. Elle permet plutôt d’accueillir ce qui est là tout en offrant au corps une autre façon de traverser l’expérience.
Grâce au rire, à la respiration et au mouvement, les tensions se desserrent progressivement et un espace intérieur plus léger peut émerger.
Après le bloc : revenir à l’essentiel
Une fois l’intervention terminée, je n’avais besoin de rien de compliqué.
J’avais simplement besoin de respirer.
J’avais besoin d’une présence humaine.
J’avais besoin de sentir que j’étais en sécurité.
Après une anesthésie ou un événement intense, le corps cherche naturellement à retrouver un état d’équilibre. C’est pourquoi les gestes simples prennent alors une importance immense.
Un regard rassurant.
Une main tendue.
Une voix douce.
Autant d’éléments qui participent au processus de récupération.
Le bercement Rebozo : un moment profondément réparateur
De retour à la maison, j’ai eu la chance de recevoir un bercement Rebozo.
Cette expérience a marqué une étape importante dans mon rétablissement.
Dès les premiers instants, je me suis sentie contenue, enveloppée et soutenue.
Peu à peu, mon système nerveux a pu relâcher ce qu’il retenait encore.
Comme si mon corps entendait enfin :
« C’est bon, tu peux te déposer maintenant. »
À cet instant, j’ai pleinement mesuré l’importance du sentiment de sécurité dans tous les processus de guérison.
Et si le yoga du rire avait sa place avant une opération ?
Depuis cette expérience, une idée me touche profondément.
Et si le yoga du rire était proposé aux patients avant leur passage au bloc opératoire ?
Chaque jour, des milliers de personnes vivent des interventions chirurgicales avec leur lot de stress, de questions et parfois de solitude.
Pourtant, quelques minutes de respiration, de mouvement et de rire pourraient contribuer à transformer leur vécu.
Le yoga du rire peut notamment aider à :
- diminuer le stress préopératoire ;
- favoriser la détente physique et mentale ;
- améliorer la qualité de la respiration ;
- stimuler les hormones du bien-être ;
- renforcer le sentiment de sécurité ;
- créer davantage de lien humain dans les parcours de soins ;
- accompagner la gestion de la douleur et des tensions émotionnelles.
Bien plus qu’une activité ludique, le yoga du rire constitue un véritable outil d’accompagnement complémentaire au service du bien-être.
Vous souhaitez mettre en place des séances de yoga du rire dans votre établissement ?
Aujourd’hui, j’interviens auprès des patients, des aidants et des professionnels de santé pour proposer des séances adaptées aux réalités du milieu hospitalier.
Mon objectif est simple : offrir un espace de respiration, de détente et d’humanité dans des moments parfois particulièrement sensibles.
Vous êtes directeur d’établissement, cadre de santé, responsable qualité de vie au travail ou professionnel du secteur médical ?
Je serais ravie d’échanger avec vous afin d’imaginer un projet adapté à vos besoins.
Contactez-moi pour organiser une séance découverte ou mettre en place des interventions de yoga du rire au sein de votre structure.
Parce que derrière chaque patient se trouve un être humain qui a besoin de se sentir en sécurité.
Et parce que parfois, un sourire, un souffle ou un éclat de rire peuvent déjà faire une grande différence.

